Tag Archives: kabale

יעקב גולדברג מדבר על שיטת הלימוד של מר שושני

יעקב גולדברג מדבר על שיטת הלימוד של מר שושני

לזכרו של פרופ’ יעקב גולדברג ז”ל, פרופסור לפיזיקה בטכניון ותלמיד מובהק של מר שושני במשך שנים רבות, הנה קטע קצר מתוך הראיון שלו. לצערי פרופ’ גולדברג נפטר לפני שהסרט “חידת שושני” יצא.
יצא לנו לשוחח הרבה בטלפון על מורו מר שושני: הוא כעס במיוחד כשיצאו מאמרים שעסקו ב”שם האמיתי” של שושני. כפי שרואים בסרט, הוא אמר על ניסיונות האלה “זה חולני”. הוא פשוט כיבד את הרצון של מורו לא לחשוף את השם השלו וגם חשב שזה רדוד ולא מעניין בכלל.
בעתיד אעלה עוד קטעים מהראיון של פרופ’ גולדברג ז.ל.

The world is missing Elie Wiesel

Filmmaker Michael Grynszpan and Elie Wiesel z.l.

Filmmaker Michael Grynszpan and Elie Wiesel z.l.

כ”ו בסיוון הוא היארצייט הרביעי של אלי ויזל זל, איש דגול במיוחד. אנחנו מתגעגעים אליו, והוא חסר לעולם. הוא תרם כל כך בזכות קומתו המוסרית, כישרונו הספרותית, המסר ההומניסטי שלו, וגם הרוחניות היהודית שלו. הייתה לי הזכות לפגוש ולראיין אותו על המורה המסתורי שלו. עשיית סרט או כתיבה על מר שושני מבלי לראיין את אלי ויזל תמיד נראתה לי לא מתקבלת על הדעת. זה היה נראה כמו העיתונאים האלה שכותבים מאמרים על ספרים שלא קראו או על מדינות בהן מעולם לא דרכו … אלי ויזל בהחלט כתב ופרסם הרבה על מר שושני, אך הוא עדיין שמר הרבה סודות. כשנפגשנו הוא נתן לי כמה. הוא הודה בפני כולם שהוא לא היה הופך לאיש שהוא היה ללא המפגש שלו עם שושני… זוכה פרס נובל שכל חייו נלהב מוונד אלמוני; זה סיפור אמיתי ויוצא דופן. יהי זכרו ברוך!

Ce soir et demain (18 juin 2020)  sera le 4ème Yartzeit (anniversaire de la mort selon le calendrier hébraique) du grand Elie Wiesel zal. Il manque au monde par sa stature morale, par son talent d’écrivain et par son message humaniste et de spiritualité juive. J’ai eu la chance de le rencontrer et de l’interviewer au sujet de son Maitre mystérieux. Faire un film ou écrire sur Monsieur Chouchani sans avoir interviewé Elie Wiesel m’a toujours semblé inimaginable. Ce serait un peu comme ces journalistes qui écrivent des articles sur des livres qu’ils n’ont pas lus ou sur des pays dans lesquels ils n’ont jamais mis les pieds… Elie Wiesel a certes beaucoup écrit et publié sur Monsieur Chouchani, mais il gardait encore bien des secrets. Il m’en a confié quelques uns. Il avouait à tous qu’il n’aurait pas été l’homme qu’il est devenu sans cette rencontre avec Chouchani… Un prix Nobel toute sa vie fasciné par un vagabond ; une histoire vraie et exceptionnelle. Que sa mémoire soit bénie !

The last filmed interview of Elie Wiesel was about his Mentor Shoshani – Chouchani

Filmmaker Michael Grynszpan and Elie Wiesel z.l.

Filmmaker Michael Grynszpan and Elie Wiesel z.l.


We’ve just learned the sad news: Elie Wiesel, Auschwitz Survivor and Nobel Peace Prize Winner, Dies at 87. Baruch Dayan Emet (Blessed is the True Judge).

We had the privilege to meet him and to interview him last year in New York.
Elie Wiesel was happy to talk about his mentor and master Shoshani (Chouchani).

We believe this was his last filmed interview.

Pearls of Chouchani – Pearl number 1

Pearls of Chouchani – Pearl number 1
Pniney Chouchani 01

Read Proverbs 3,29 “Do not plow (plot) harm against your neighbor, who lives trustfully near you”
and Job 4,8 “As I have observed, those who plow evil and those who sow trouble reap it.”

The Thought = Plowing

Action = Sowing

The Result  = Harvest
—————————————————–
Perles de Chouchani – perle numéro 1

Lire Proverbes 3,29 “Ne laboure (médite) pas le mal contre ton prochain, Lorsqu’il demeure tranquillement près de toi.”
et Job 4,8 “Selon ce que j’ai vu, ceux qui labourent l’iniquité et qui sèment la misère, la moissonnent”

La pensée = labourer

L’action = semer

Le résultat = la récolte

“Shushani and the Problem of Humiliation”

“Shushani and the Problem of HumiliationIMG_3013

Not every teacher thus honored performed their task with equanimity of spirit. Many were angry, some morose. But Mordechai Rosenbaum (aka Harav Mordechai Shushani) presents a special case. His brilliance, erudition, and devotion to study are legendary, as experienced by Wiesel, Emmanuel Levinas, Shalom Rosenberg, and other members of an elite group of students. He was eccentric in appearance, behavior, and method, dressing poorly, maintaining secrecy in his comings and goings, saying little about his past, and holding marathon classes some days and disappearing for long stretches on others. (…) Wiesel also characterizes Harav Shushani as rude and abrupt, stooping so low as to mock, humiliate, and and torment his students. (…)
Harav Shushani did everything, in other words, that his student wouldn’t think of doing. Wiesel’s way is not to humiliate but to humanize.
Indeed, the relationship between Rav Shushani and his admiring student – humiliation on the one hand, loyalty on the other – replays how Wiesel some years later described the relationship between the renegade talmudic master, Elisha ben Abuya, and his lone remaining disciple, Rabbi Meir.(…) Wiesel never refers to Shushani as an apostate (though others apparently did). The question was more the effect of his teaching on the faith of others rather than on his own. Nevertheless, what thy shared was a pedagogy that had room for the humiliation of their closest disciples.
What then did our teacher learn from his own about teaching ? Perhaps he learned what NOT to do; perhaps WE learn, indirectly and paradoxically, that sometimes one chooses a master (or a master chooses a student) from whom one eventually diverges 180 degrees. But then again, it may be that Wiesel’s classroom teaching draws on Shushani’s, while filtering away its excesses.”

from ELIE WIESEL Jewish, Literary and Moral Perspectives. Alan Rosen.

Theater play in Italian about M. Chouchani (Shoshani)

In Italian, again! Miriam Camerini talks about her theater play Monsieur Chouchani (or Shoshani)Camerini_600x400
http://www.lechlecha.me/mounsieur-chouchani/

His method of teaching a young boy who later became Professor

Prof Jacques Goldberg says about his Master Shoshani:
Prof Goldberg
“[That's] how he started teaching me Torah when I was ten, not without quoting that the same method was used over the years, for Bible, Mishna, Talmud … and maths. Because he found me serious and motivated, he just very quickly gave up the requirement of writing, verbal was sufficient.
I would first read the next verse, never more, in Hebrew.
I would then copy the verse, in Hebrew, in my notebook, over two blank pages per verse, and draw columns lines word after word.
In each column I would write down all possible meanings of each individual word without consideration to the neighbor columns.
I would then start a loop in a loop in a loop etc… to build statements meaning by meaning. Most could quickly be discarded as making no sense.
Among those still making sense, I had to select the best, and convince Monsieur Shoshani why I was convinced that this was the best understanding.
And then I only had to convince him that the contrary could as well be correct… before starting the next verse.”

Testimony: M. Shoshani was in Algeria at Oran around 1929

Témoignage de Shlomo Cohen: M. Chouchani était en Algérie à Oran vers 1929.Synagogue Oran
Testimony of Shlomo Cohen: M. Shoshani was in Algeria at Oran around 1929
עדות של שלמה כהן: מר שושני היה באלג’ריה בעיר אורן בסביבות 1929

http://concours-art-cantorial.over-blog.org/pages/hazan-a-l-honneur-5841800.html
http://fp.reverso.net/concours-art-cantorial-over-blog/4240/en/pages/hazan-a-l-honneur-5841800.html

Le Hazan Salomon Cohen et ses périples… et si!
Salomon Cohen - Chazan
Charles Salomon Cohen est né à Oran en 1899.
Très jeune, il entre comme élève à l’Alliance Israélite d’Oran. Sa voix au timbre chaud et puissant fait déjà l’admiration de son entourage. Il n’a pas 18 ans qu’il est nommé professeur d’hébreu ainsi qu’officiant à la grande synagogue d’Oran. Parallèlement, il est apprenti dans un atelier d’ébénisterie où il obtiendra le diplôme de tourneur sur bois.
Il épouse Anna Denise Cohen, qui le suivit dans toutes ses pérégrinations et avec laquelle il eut 8 enfants.
En 1929 il est nommé Hazan a Sidi bel Abbés, poste qu’il assume en même temps qu’il est Directeur de l’Alliance. C’est en Algérie qu’il fera la connaissance du célèbre érudit Monsieur Chouchani. En 1939 il concourt à Paris afin d’obtenir le poste de Hazan de la synagogue de la rue Buffault.

Il est auditionné par l’éminent Léon Algazy, Maître de musique à la Grande synagogue de Paris, qui est enthousiasmé par ses connaissances musicales et l’amplitude de sa voix.
Il obtient le poste de la rue Buffault.
La guerre éclate et la famille Cohen qui se compose déjà de 6 enfants (il en naîtra encore deux pendant la guerre), se réfugie à Aurillac.
Pendant la guerre, Monsieur Cohen organisera dans son logement des offices de Chabbat et des grandes fêtes ; pour cela, il ira à Clermont-Ferrand pour y chercher un Sefer Thora.

Il reprendra ses fonctions à Paris après la guerre. C’est là qu’il retrouvera M. Chouchani, lequel, séduit par la connaissance approfondie des textes bibliques de M. Cohen ainsi que par sa riche personnalité, désirera passer des nuits d’étude a son domicile, rue Lamartine, ce qui fut un honneur pour lui.
De part son impérieux besoin de voyager et d’aller toujours à la rencontre d’autrui, il traversa différentes villes en changeant même de pays.

D’autre part, la qualité de sa voix et ses connaissances approfondies de la Thora (notamment, celle de la lecture de la Thora), sans omettre son aptitude à passer avec le même bonheur du rite sépharade au rite ashkénaze, le conduiront à se présenter avec un égal succès à Nice (où l’un de ses nombreux élèves fut M. Adolphe Attia), à Thann (Alsace), à Périgueux (Dordogne) puis à Lisbonne où, avec le titre de “Reverend”, il officiera pendant 8 ans.
Il reviendra à Périgueux où il terminera sa carrière, décoré de l’Ordre National du Mérite par M. le Ministre Yves Guen.